site Jean-Luc Le Guellec

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Expliquer la crise
Jean Luc en conférence
 

Conférences sur la crise données par JLLG

 

Pont l'Abbé (29), le 5 décembre 2008, conférence organisée par le Collectif Antilibéral du Pays Bigouden.

Pordic (22), le 15 décembre 2008, conférence organisée par l'association Pordic Ensemble.

Rennes (35), le 17 décembre 2008 (soirée), présentation à l'occasion d'un stage FSU Bretagne.

Saint Brieuc (22), 27 février 2009 ; débat organisé par le PCF 22.

Auray (56), 18 mars 2009 (après midi), stage organisé par la FSU 56.

Lanester (56), 18 mars 2009 (soirée), conférence organisée par l'Association Démocratique d'Initiative Lanesterienne (ADIL).

Rennes (35), 31 mars 2009, présentation devant la commission formation du conseil économique et social régional de Bretagne (CESR).

Banyuls (66), 6 avril 2009, conférence organisée par l'Association Générations Banyuls.

Lantic (22), 24 avril 2009, conférence organisée par l'association l'Echo du bois.

Rennes (35), le 27 mai 2009, stage CGT organisé par l'ISSTO de Rennes 2.

 

CriseMondialeSystémiqueStructurelle

 

La crise a été précédée de grandes secousses financières (ci-dessus) émaillées de faillites et scandales (Enron, LTCM, le Crédit Lyonnais…).

Les crises précédentes avaient toutes des conséquences mondiales mais elles étaient soit géographiquement délimitées soit propre à un secteur d’activité (nouvelles technologies Internet en 2001 par exemple). C’est bien l’ensemble du système financier qui, cette fois, est concerné et, par sa transmission à l’économie « réelle », l’ensemble de l’économie mondiale.

L’inéluctabilité d’une telle crise systémique a été annoncée par de nombreux économistes et historiens. Ainsi des économistes marxistes et/ou altermondialistes (G Duménil, F Chesnais, D Lévy, D Pilhon, F London, E Wallenstein…),  des économistes  « de la régulation » (M Aglietta…) ou venus d’autres horizons ( JL Gréau, P  Arthus…), sans oublier Paul Jorion qui avait prévu le déclenchement de la crise par les subprimes. Mais aussi nombreux soient ils (la liste pourrait être allongée), le haut du pavé médiatique a été tenu pendant des années  par des économistes  libéraux qui ont nié la perspective d’une telle crise en vantant la modernité de la finance libéralisée (En France, N Baverez, J Marseille, E Cohen….).

L’adjectif « systémique » peut s’entendre à différents niveaux : crise du système financier dans son ensemble par réactions en chaîne, crise du système économique capitaliste dans son fondement (le néolibéralisme), crise du système monde par conjonctions de plusieurs crises : économique, écologique, alimentaire et géopolitique.

 

plan du topo

Il me semble que la compréhension de la crise passe par un rappel sur les déterminants du néolibéralisme ainsi que sur la trajectoire particulière des Etats-Unis. Comme le rappelle souvent Gérard Duménil, la crise a démarré par  le cœur du capitalisme, les banques, au cœur de la puissance dominante, les Etats-Unis. Le détour par le « cœur du cœur » est donc indispensable.

Nous proposons, ensuite, d'exposer l'enchaînement des faits : de la crise des subprimes à la crise bancaire mondiale, de la crise bancaire à la crise boursière, les premières réponses apportées par les autorités publiques à la crise des liquidités, la transmission de la crise financière à l'économie « réelle »,  la succession des « plans » de relance et, pour amorcer le débat, nous terminerons par quelques idées sur les perspectives... avec le « pire » et le « meilleur ».